dimanche 11 septembre 2016 de 12h00 à 13h00
Magic Mirrors - Espace Truman Capote Localisation

Animé par Pierre Krause (Babelio)

On dirait presque qu’elle est née avec l’Amérique, cette tradition de la protest song ou comment signifier son désaccord en chanson. Depuis la période coloniale, elle sert à s’élever contre l’injustice. On a ainsi chanté pour réclamer l’indépendance, demander l’abolition de l’esclavage ou la paix (de la guerre de Sécession à celle d’Irak), obtenir une meilleure justice sociale ou l’égalité des droits, clamer son opposition à la mondialisation … De Woody Guthrie et Bob Seger à Bob Dylan, Joan Baez et Bob Marley sans oublier Neil Young, Bruce Springsteen et Eminem, la protest song a vraiment conquis ses lettres de noblesse littéraire. Marlon James fait revivre Bob Marley dans son roman et, au-delà de la soif de justice et d’égalité du mouvement reggae, Gyasi Ross écrit et chante du rap, la forme moderne de la protest song, pour célébrer et défendre sa culture, celle des Indiens d’Amérique, tandis que Willy Vlautin, le leader du groupe country-rock Richmond Fontaine, célèbre dans ses textes les humbles et les laissés-pour-compte du rêve américain, tel un héritier de John Steinbeck.

Que représente pour eux cette façon particulière de protester ? La chanson atteint-elle davantage le public qu’un livre ? Est-ce important pour un écrivain de s’engager ? Écrit-on différemment quand il s’agit des paroles d’une chanson ?
 

Un showcase de Willy Vlautin sera proposé à l’issue de la rencontre.

 

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