Les Scènes

DETROIT, VILLE SAUVAGE

vendredi 09 septembre 2016 de 14h00 à 16h30
Cœur de ville - Auditorium Jean-Pierre Miquel / Ernest Hemingway Localisation

Animé par Hubert Artus (Lire)

Elle a longtemps été l’incarnation de la prospérité américaine quand elle était le berceau de l’industrie automobile mais, avec la crise économique, Detroit a été la première grande ville à se déclarer en faillite. Depuis 1950, elle a perdu près des deux tiers de ses habitants, devenant littéralement un champ de ruines après avoir été en proie aux émeutes raciales, à la criminalité et à la pauvreté galopante pour finalement succomber aux effets dévastateurs de la crise financière de 2008. Elle est devenue la ville la plus pauvre des États-Unis même si l’espoir renaît grâce à des initiatives individuelles, à la force du mouvement associatif, à la solidarité des habitants et de ces nouveaux-venus qui font le pari de s’y installer. Phénomène impensable en France, de quoi Detroit est-elle le symbole ? Tout à la fois du meilleur et du pire de l’Amérique ? De sa capacité à sans cesse se réinventer ou de sa tendance à laisser les plus démunis au bord du chemin ? Detroit est-elle le symbole du déclin et des dégâts de l’ultralibéralisme ou un laboratoire social et culturel qui la fera renaître de ses cendres ?

Projection du film Detroit, ville sauvage de Florent Tillon à 14h
Bienvenue à Détroit, ancienne capitale de l’automobile, devenue capitale du crime où l’herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s’effondrent. Ici, bien que les graffitis annoncent des jours apocalyptiques, un nouveau mode de vie prend forme. Détroit Ville Sauvage observe avec intelligence, coolitude, philosophie et distance, les changements dans les paysages urbains à ce moment historique où le « post » s’écrit avant « utopie » ou « dollar ».
D’invisibles désastres ont ruiné la ville. Tout ce qui reste, ce sont des spots radio pour lutter contre l’endettement, des gangs de chiens errants, et un mystérieux tas de bibles calcinées. Mais au delà de cela, les gens ont commencé à se réorganiser en sociétés autonomes, où les pionniers font pousser des légumes et croient de nouveau au futur. Florent Tillon dirige sa camera sélective vers où les nouvelles idées poussent, parmi les ruines duXXe siècle et de son « progrès éternel ».

 



Rencontre à 15h30 avec :

Thomas B. Reverdy

 
Marianne Rubinstein

 
Florent Tillon

 

 

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